Né en 1952, Normand Rajotte vit et travaille à Montréal et dans la région de l’Estrie, Québec, Canada.

Photographe autodidacte, dès ses débuts il opte pour le documentaire. Cette approche directe marquera durablement sa pratique par la suite. En 1978 parait, aux Éditions Ovo, Transcanadienne Sortie 109, un essai sur le quotidien d’une ville ouvrière, la sienne, Drummondville, dont il est coauteur. C’est l’un des rares projets à faire l’objet d’une publication, au Québec, à cette époque.
Au milieu des années 1980, par le biais du paysage, il adopte une démarche plus introspective axée sur la conscience de soi et un rapport renouvelé à la nature. Plusieurs séries de photographies en découleront. Elles feront l’objet d’expositions et seront réunies sous forme d’extraits dans un ouvrage intitulé Marcher sa trace, paru en 2004, aux Éditions Les 400 coups (Montréal). S’ensuit la série Comme un murmure (2004-2011), présentée au Mois de la photo de Montréal 2011 et publiée aux Éditions Kehrer (Heidelberg) en 2016.  Plus récemment, furent créées les séries Le chantier (2010-2014) et Carcasse (2015-2017).

Depuis 1997, son investigation photographique se porte exclusivement sur un territoire circonscrit, le Lot no 126, une forêt au contrebas du mont Mégantic, au sud-est du Québec. Ses recherches y sont toujours en cours.

Dès la fin des années 1970, son travail a été soutenu par le Conseil des Arts du Canada et le Conseil des arts et des lettres du Québec. Ses œuvres figurent dans plusieurs collections particulières et publiques au Québec et au Canada, dont le Musée canadien de la photographie contemporaine (Ottawa), le Musée national des beaux-arts du Québec (Québec), le Musée des beaux-arts de Montréal ainsi que dans des collections corporatives majeures. (voir cv)

Normand Rajotte est représenté par la galerie La Castiglione à Montréal.