Un 23 avril, vu d’un chemin forestier, un corbeau s’envole d’une pinède. Sur place, au milieu du boisé, gît la carcasse d’un cerf fraîchement tué. L’œuvre évidente de coyotes. Des caméras de surveillance sont mises en place en attente de leur retour. Entre-temps surviennent les habitués de ces scènes ; corbeaux, urubus et autres animaux de passage. Les mois s’écoulent, les saisons transforment la forêt. Les caméras à infrarouge enregistrent mécaniquement le long défilé de la faune qui peuple les lieux. Au bout d’une année, avec les images accumulées, une histoire a pris forme.
Celle d’un rituel animal et d’un cerf qui s’est volatilisé.
Nous restons en marge, les témoins distants.